Le livret de développement durable

Apparu en 2007, le Livret de Développement Durable (LDD) est alors venu remplacer le COmpte pour le DEVeloppement Industriel (CODEVI), en y apportant toutefois quelques modifications. Appartenant également à la catégorie des livrets d’épargne réglementés, il est l’un des placements les plus sollicités par les Français, et semble même être, aujourd’hui, le complément idéal du Livret A.

Distribué, comme son homologue, par tous les établissements bancaires, il s’adresse exclusivement aux contribuables français, écartant donc les mineurs. Sa souscription reste limitée à un exemplaire par personne, et à deux par foyer fiscal, permettant ainsi aux deux personnes d’un couple d’en détenir un chacune.

Ouvert, de préférence, dans la même banque que le compte courant de son titulaire, afin de faciliter les transferts, il bénéficie ensuite, lui aussi, à l’image du Livret A, d’une gestion particulièrement souple, puisqu’il peut être souscrit à partir d’un versement initial minimum de 15 €, et que le montant et la fréquence des dépôts et des retraits y restent totalement libres. Son plafond, bien qu’augmenté de 1 400 € lors de la conversion du CODEVI en LDD, continue d’être, tout de même, assez bas, puisqu’il ne dépasse actuellement pas 6 000 €.

Son taux de rémunération est, quant à lui, indexé sur celui du Livret A, et a donc bénéficié de la hausse de rendement appliquée à ce dernier, le 1er août 2010, lui permettant alors de passer de 1,25 % à 1,75 %, et de rejoindre ainsi le niveau auquel il était au 1er mai 2009, mais le laissant encore bien loin de celui de 4 %, atteint le 1er août 2008.

Disponible à tout moment, le capital se voit augmenter, chaque année, des intérêts produits, et calculés selon le principe de la quinzaine, sans qu’aucune cotisation sociale, ni aucun impôt sur le revenu, n’ait été prélevés, avec toutefois des dépôts à privilégier le 15, ou le 31 du mois, et des retraits à effectuer de préférence le 1er, ou le 16.

Le CODEVI, puis le LDD a, tout d’abord, été créé pour permettre aux banques, ne disposant pas encore de l’autorisation nécessaire à la distribution du Livret A, de pouvoir, elles aussi, proposer une solution approchante, à celles alors réservées aux établissements de la Caisse d’Epargne, de la Banque Postale, et du Crédit Mutuel, par l’intermédiaire de son Livret Bleu.

L’objectif de ce placement a également évolué lors de la mise en place du LDD. Si le CODEVI avait pour but de financer les PME, son remplaçant est davantage orienté vers l’aide aux projets favorisant le développement durable, et notamment la rénovation de bâtiments anciens, pour en améliorer les performances énergétiques, et contribuer ainsi à la sauvegarde de la planète.

Pouvant être ouvert en même temps que le Livret A, le LDD permet de compléter son épargne, de manière sûre et efficace, grâce à un taux de rémunération qui commence à retrouver une certaine attractivité, et offre la possibilité à un investisseur de cumuler, par l’intermédiaire de ces deux formules, un capital pouvant s’élever à 21 300 € et, qui plus est, totalement défiscalisé.